pour cette édition. Nathan se charge de la logistique, des RH, de l’intendance et du planning des équipes. Simon, lui, s’occupe du programme des activités, de l’équipe d’animation et de la communication. D’ailleurs, il ne tient pas en place, passant d’un groupe à l’autre, à l’affût d’une vidéo ou d’un... problème à résoudre. Cela fait onze ans qu’il s’est installé à Lausanne, avec sa femme, Eva. Son métier, ou plutôt sa passion, a pris d’autant plus d’importance dans sa vie depuis le décès soudain de sa fille, Tsofia, en 2024. Déjà père de deux garçons, Simon a trouvé, dans son travail, une manière de « se remettre en selle » et, surtout, de faire vivre la mémoire de sa fille. Si le CJJL porte désormais les couleurs de Tsofia, le couple a aussi fait produire un Sefer Torah pour lui rendre hommage. Pour la première fois, Simon l’a amené, avec lui, à Haute-Nendaz, pour les moments de prières. «Un papillon se transforme et continue de vivre sous un autre aspect. Ma fille est un peu comme le papillon : elle est toujours avec nous, elle m’ inspire, elle me donne de la force », dit-il, avec pudeur. C’est aussi ça, la colonie ! Des moments suspendus où l’on prend conscience de la fugacité de l’existence, de son injustice, mais également de la force d’un père et d’une mère face à l’adversité pour continuer de faire de la vie une fête. Quoi qu’il arrive. DEUX COLONIES EN 2027 « Pour moi, il est insupportable de refuser des enfants ! » La colonie estelle victime de son succès ? Lors de l’ouverture des inscriptions, ce printemps, Nathan Smila a cru qu’il vendait des billets pour Paléo. En quelques heures, il n’y avait plus une place de libre dans le chalet La Cité-Joie. À tel point qu’il a dû réserver seize places dans un hôtel voisin pour accueillir les plus grands (14-16 ans). Mais, malgré ça, il a été contraint de refuser une trentaine d’enfants. Inconcevable ! Avec Simon Bismuth, il a donc décidé qu’en 2027, il y aurait deux camps d’été : un premier, en Suisse, réservé aux plus petits (6-11 ans) ; un deuxième, à l’étranger, pour les plus âgés (12-16 ans). En revanche, l’essence même de la colonie restera inchangé : l’aspect identitaire et culturel doit rester en toile de fond. « Par le passé, nous avons déjà organisé des voyages au Portugal ou à Budapest, mais il y avait toujours un lien avec le judaïsme, à travers la culture, l’histoire ou la religion », précise-t-il. Affaire à suivre ! Pour les enfants, la colonie est un lieu d’ancrage identitaire fort : elle leur permet d’explorer les traditions de la culture juive. Des amitiés fortes se sont créées pendant ces 13 jours de vie communautaire. À la fois copains et f igures d’autor ité, les animateurs sont sur le front 24 heures sur 24. 25 SEP TEMBRE 2026
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