CIG_JOURNAL_N°19_ FLIPBOOK

ELIE BERNHEIM : « J’AI ENVIE D’ÊTRE OPTIMISTE DANS L’AVENIR » TEXTE JEAN-DANIEL SALLIN Elie Bernheim n’aime pas les cases. C’est peut-être la raison pour laquelle il aime s’en extraire régulièrement pour découvrir d’autres univers. Pour certains, le Genevois de 45 ans reste le CEO de la marque horlogère Raymond Weil – qui célèbre ses 50 ans en 2026. Un poste qui l’a amené à relever bien des défis pour préserver l’indépendance et le développement de l’entreprise familiale. Son parcours l’a également conduit vers d’autres projets entrepreneuriaux comme l’écriture (son deuxième roman, Partition secrète, vient de paraître aux éditions Slatkine), la musique et la restauration. Depuis le 27 mai dernier et l’assemblée générale, il a été élu président de la CIG, succédant ainsi à Roseline Cisier. Une mission qu’il a accepté de relever avec tout l’optimisme qui le caractérise. « J’ai envie de faire de la CIG, la maison de tous », dit-il, alors que nous le rencontrons dans son bureau, au Grand-Lancy. «J’ai surtout envie d’être confiant en l’avenir... » Pourquoi avoir accepté la présidence de la CIG? Parce qu’après plusieurs années d’engagement au sein du comité, j’ai ressenti qu’il était naturel de franchir une nouvelle étape dans mon implication au service de la communauté. Accepter cette présidence n’est pas l’aboutissement d’une ambition personnelle ; c’est avant tout une responsabilité et une manière de rendre à la communauté une partie de ce qu’elle m’a apporté tout au long de ma vie. J’aborde cette fonction avec beaucoup d’émotion et de gratitude. Au-delà de l’honneur qu’elle représente, j’ai immédiatement mesuré ce qu’elle implique : être au service d’une institution plus que bicentenaire, héritière d’une histoire riche, de valeurs fortes et d’un engagement remarquable de générations de membres qui nous ont précédés. C’est aussi accompagner une communauté diverse, vivante et profondément attachée à ses traditions, tout en l’aidant à relever les défis de son temps. J’assume cette responsabilité avec humilité, conscient que notre rôle est avant tout de préserver cet héritage, de le faire vivre et de le transmettre aux générations futures. Vous parlez de responsabilité… Quelle est-elle précisément ? Pour moi, il s’agit d’abord d’une responsabilité de transmission et de service. Nous ne sommes que de passage, alors que les institutions et les communautés nous survivent. Notre devoir est donc de recevoir un héritage, d’en prendre soin et de le transmettre, plus solide encore, aux générations qui nous suivront. Être président de la CIG, c’est aussi veiller à ce que chacun puisse trouver sa place au sein de la communauté. Nous sommes riches de nos sensibilités, de nos parcours et de nos histoires. Ma responsabilité est de favoriser le dialogue, de préserver la cohésion et de faire en sorte que ce qui nous rassemble soit toujours plus fort que ce qui pourrait nous diviser. C’est également préparer l’avenir : soutenir la jeunesse, renforcer nos institutions, accompagner nos familles et faire vivre les valeurs qui sont au cœur de notre identité. Vous prenez la succession de Roseline Cisier. Comment envisagez-vous cette suite ? Je l’envisage avant tout avec beaucoup de respect et de reconnaissance. Roseline Cisier a consacré énormément d’énergie, de temps et de cœur à notre communauté. Son engagement a marqué ces dernières années et je tiens à lui rendre hommage pour le travail qu’elle a accompli. Prendre une succession n’est jamais remplacer une personne. Chacun apporte sa sensibilité, son expérience et sa manière de servir. Mon ambition n’est donc pas de marcher dans ses pas à l’identique, mais de m’inscrire dans la continuité de ce qui a été construit, tout en répondant aux défis qui se présentent aujourd’hui à notre communauté. J’aborde cette responsabilité avec la conscience que cette mission est avant tout collective. Je suis convaincu que l’avenir de la CIG ne repose pas sur une seule personne, mais sur l’engagement collectif du comité, de ses membres, de ses bénévoles, de ses institutions et de ses responsables religieux. Mon souhait est de poursuivre ce travail de rassemblement, de renforcer les liens entre les générations et de préparer sereinement l’avenir, dans le respect de notre histoire et de nos valeurs. 17 LA RENCONTRE SEP TEMBRE 2026 « MON AMBITION EST DE M’INSCRIRE DANS LA CONTINUITÉ DE CE QUI A ÉTÉ CONSTRUIT, TOUT EN RÉPONDANT AUX DÉFIS QUI SE PRÉSENTENT À NOTRE COMMUNAUTÉ. »

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