CIG_JOURNAL_N°18_ FLIPBOOK

Le Talmud Torah sert également à préparer les plus âgés à leur bar-mitsva ou leur bat-mitsva. Accompagnés de leur professeur, Mikhal Benharrous, une quinzaine d’adolescents ont passé cette après-midi avec les deux shinshimins, Noa et Yarden, deux jeunes femmes arrivées directement d’Israël au début du mois de septembre pour passer leur année de bénévolat au sein de la CIG. « Elles ne parlent pas le français, elles ont donc prévu des jeux – Dooble, Bingo, Dessiner c’est gagner – pour se présenter et faire connaissance », résume Bayla Hassberger. Le courant est passé immédiatement. Les deux heures ont filé en un clin d’œil. «Dès qu’ ils oublient leur portable, ils ont plaisir à interagir et à participer », s’enthousiasme Mikhal Benharrous en sortant de la salle. Mais, visiblement, leur plus grand bonheur est de défier le Grand Rabbin au Kahoot – une plate-forme interactive qui permet de tester les connaissances des élèves. Arrivent-ils à le battre? Rien n’est moins sûr. «Quand on est seul chez soi, il est plus difficile d’apprendre », relève encore le professeur. « C’est plus simple si vous le faites à plusieurs, quel que soit votre niveau en hébreu ! Le but de cette préparation est de la commencer et de la terminer avec le sourire. » Après une année d’existence, les Mercredis de Rêve ont trouvé leur rythme de croisière. Ils ont surtout réussi à changer le regard porté sur le Talmud Torah. À l’instar de Suzanne, maman de la petite Eden (7 ans). «Nous faisions partie d’une autre communauté. Mais, à la fin de l’année dernière, j’ai inscrit ma fille à un Mercredi de Rêve pour tenter l’expérience : elle a surkiffé. Elle a appris beaucoup de choses, elle était remplie d’énergie lorsqu’elle est rentrée à la maison... Tous les mercredis devraient être comme ça ! » Conséquence : la famille a intégré la CIG, Suzanne a rejoint le groupe de mamans pour échanger sur le judaïsme et sur le Talmud Torah. Quant à Eden, elle se réjouit de retrouver ses copains. À voir les sourires des enfants à la fin de la journée, ils sont plusieurs à partager cette allégresse. Bayla Hassberger, elle, récolte les questions les plus originales à poser au Grand Rabbin. «Qui a inventé D.ieu ? », s’interroge un garçon de six ans. Avec toute l’innocence qui sied à son âge. « À quoi sert un rabbin? », lâche un autre. On surveillera les réseaux sociaux pour connaître les réponses empreintes de sagesse de Mikhaël Benadmon... Âgés de 4 à 12 ans, les enfants se familiar isent avec l ’hébreu et l ’histoire du judaïsme par le jeu et la danse. 25 AOÛT-NOVEMBRE 2025

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